Mission impossible

Un adolescent pris de folie ordinaire.

Il ne court après rien : pas de but, pas d’idéal, non.

Et pourtant une fuite en avant.

A coups de ciseaux, de compas ou d’ongles, il éprouve ce corps qui l’enferme.

A coups d’endormissements, il essaie de s’oublier, ou de se faire oublier, qui sait…

A coups de gueule, il cherche son chemin, entre vulgarités, irrespect, désobéissance mais en suivant une certaine forme d’honnêteté.

Ma mission, que je suis obligée d’accepter, c’est de savoir si je dois me charger ou me décharger de lui.

Attention, cet adolescent peut s’autodétruire à tout instant…

 

 

J’ai fréquenté une autre forme de folie, dans une lecture : Amok de Stephen Zweig.

 

J’avais déjà lu ce recueil de nouvelles il y a quelques années.

Notez que le « quelques » devient de plus en plus indéterminé les années passant. N’empêche que lorsqu’un livre me laisse un souvenir impérissable, en général je situe l’époque à laquelle je l’ai lu. Bref, tout ça pour dire pas très subtilement que ce livre ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.

 

Et là ! … Bah non, pas mieux…

 

Tout d’abord j’avoue : je crois que je n’apprécie pas les nouvelles. Je me suis dit à plusieurs reprises que c’était un format d’histoire qui ne me convenait pas.

 

Maintenant je reconnais que le style d’écriture est efficace. Les sentiments des personnages s’offrent à nous de manière tout à fait convaincante et prenante.

 

Mais justement. Je lis souvent que Zweig décrit bien le sentiment amoureux. Peut-être cela ne s’applique-t-il pas à ces nouvelles. Ou alors c’est un sentiment qui m’est totalement inconnu.

 

Dans Amok, je vois un homme soumis à la folie. Il le dit lui-même. Que l’objet de sa folie soit une femme, objet susceptible d’amour, me semble complètement secondaire.

Dans Lettre d’une inconnue, la femme qui écrit cette lettre vénère un homme. Elle fait des choix tout à fait contestables, le premier étant non pas d’écrire mais d’envoyer cette lettre. Par amour, je l’aurais gardée.

Dans La ruelle au clair de lune, je vois un homme victime de soumission, d’une sorte de dépendance amoureuse. C’est peut-être lui que je comprends le mieux d’ailleurs, mais peu importe.

 

On a affaire ici à des personnages complexes, très contradictoires dans leurs propos ou dans leurs actes. Très souvent, ils m’ont exaspérée et je pense que face à la brièveté des pages qui leur est accordée, je n’ai pas eu le temps d’entrer en empathie avec eux.

 

Donc, c’est plutôt une déception à nouveau.

Maintenant la question est dois-je relire Le joueur d’échec ?

 

Passons.

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