Comme une âme en panne

En période de surcharge de travail – si, si, même les profs sont parfois surbookés, on a le « coup de feu » de fin de trimestre par exemple – je suis pleine d’inspiration, de par mon envie d’écrire, d’idées, de motivation, même pour me pencher sur le programme de mathématiques de l’an prochain… c’est dire ! Mais je n’ai pas le temps.

Et ce week-end, trois jours, le luxe de disposer enfin de ce temps. Mais où sont passées les idées et l’inspiration ? Happées par l’heure qu’on n’a pas eu, de deux à trois heures dans la nuit de samedi à dimanche ? Certainement…

 

Aujourd’hui, petite journée, complètement désespérante. Les troisièmes font n’importe quoi, sous prétexte d’oral blanc d’histoire des arts demain, ils ne sont plus bons à rien. Passons.

Réunion ce midi pour préparer les portes ouvertes du collège.

« Pourquoi pas faire venir deux ou trois élèves pour qu’ils se mettent en situation de classe, suggère cheffe.

– Mais nous serons avec les parents pour leur parler de notre discipline et répondre à leurs questions, rétorque un enseignant.

– Ils se mettraient tout seul dans une salle à part. On passerait les voir de temps en temps, vérifier que tout se passe bien, précise cheffe.

 

Alors voilà où on en est…

Il faudrait faire une sorte de reconstitution. Le crime ? Enseigner.

Bon la reconstitution serait vachement fictive quand même, parce que des moments où des élèves ne sont que deux ou trois (et pas vingt-cinq à trente) et où ils apprennent tout seul, dans la joie, sans leur professeur bien sûr (parce qu’avec le professeur, ce serait mal), ce n’est pas vraiment le quotidien du collège.

Mais cela semble importer bien peu. Que l’on trompe les parents en leur présentant des activités qui ne sont que goutte d’eau dans l’année, en montrant du matériel qui ne sert que si peu, tout cela importe peu. Il faut montrer.

Que le nombre d’élèves ne fasse que diminuer depuis des années alors que, durant ces mêmes années, on s’est livré à une escalade dans le déballage pédagogique, d’une forme de pédagogie du moins, ne mérite pas que l’on si attarde apparemment. Je ne prétends pas qu’il y a un lien de cause à effet. Mais qu’on arrête de nous faire croire qu’il faut à tout prix attirer les parents par des actions de toute sorte pour qu’ils mettent leurs enfants chez nous. Je pense que tout ce qu’ils attendent, c’est un enseignement de qualité, prodigué par des gens motivés et sérieux. Et là, évidemment, chère Éducation nationale, avec ta réforme et tes réunions contre-productives, tu ne nous aides pas…

 

 

Un instinct m’a poussé à reprendre un Gary. Un Ajar plus précisément. L’angoisse du roi Salomon, une relecture.

C’est donc que je l’ai déjà lu. Bizarrement, je ne me souvenais que du roi Salomon, justement, ce vieux dont il est question dans l’histoire. Alors que le narrateur est Jean, un homme qui semble plutôt jeune, vingt-cinq ou trente ans peut-être. Et que c’est sur lui qu’il y a beaucoup à dire, quel personnage… Impressionnée je suis ! Et pourtant je n’en suis pas à mon premier Gary.

C’est répétitif, un peu énervant au début. Mais même cet aspect trouve sa justification par la suite je trouve. Mais je raconterai tout ça quand j’aurai terminé le livre.

Avec ce livre, j’ai bien trouvé de quoi recharger mon âme…

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