L’heure du bilan

Comme chaque année, je profite des dernières heures de cours complètes, c’est-à-dire avec tous les élèves présents, pour leur faire faire un bilan. L’occasion de recueillir leur avis sur les activités proposées, sur la manière dont la classe et le déroulement du cours ont été géré.

Et même ça, mes 3ème boulets n’ont pas été capables de le faire correctement. Sur les points évoqués, ils se contentent pour la plupart d’écrire « bof » ou « ses pas »…

Les quelques avis sur le travail mental semblent positifs car il trouve cela utile. C’était mon avis aussi, c’est un des rares moments où ils sont presque tous concentrés et en recherche des réponses.

Les interrogations orales n’ont pas été critiquées, là aussi, ils voient bien qu’il y a un intérêt pour eux. Cela me surprend davantage, car je pensais que c’était vraiment un moment qu’ils n’aimaient pas. Un élève quand même trouve que « quand on sait pas, on a l’air con » (dois-je lui révéler que même sans être interrogé… il ne sait pas non plus).

Bref, j’ai « hâte » de voir le bilan des autres classes, en espérant qu’il en ressorte des réflexions plus… comment dire… plus réfléchies quoi.

Je pourrai alors prendre un peu de recul sur mon année scolaire et pourquoi pas en tirer quelques conclusions pour l’année prochaine.

 

Un peu de lecture tout de même ces derniers temps, voici mon avis sur un livre reçu dans le cadre des masses critiques de babelio :

 

Mariage en douce est le récit d’une enquête sur le mariage de Romain Gary et Jean Seberg.

Partant d’une photo de ce mariage, Ariane Chemin a remonté le fil qui a mené l’écrivain et l’actrice à s’unir.

De leurs premiers mariages à leurs carrières respectives, le contexte culturel et politique est évoqué pour donner à voir le paysage de leur échappée belle.

Mais leur union brûle comme un feu de paille. A bout de souffle, ils ne pourront en raviver les braises, laissant la vie derrière eux, celle de leur fils Alexandre-Diego. Leur amour, comme leur vie, débouchait sur un cul de sac…

 

J’ai trouvé l’écriture difficile à suivre : certains pronoms personnels dont je savais plus à qui ils se rapportaient, des dialogues ou des citations insérés dans les paragraphes de récit…

 

« « Touche comme c’est lisse. Touche-les là derrière », dit à son mari la jeune héroïne du Jardin d’Eden, le roman posthume d’Hemingway. « Touche sur la joue et touche ici devant mon oreille… ». Chaque matin, rite paternel et sensuel, David Niven plonge lui-aussi ses belles mains d’homme dans la tignasse cendrée d Jean. […] »

 

J’ai trouvé difficile aussi de faire la part de l’objectif et du subjectif dans ce récit. Beaucoup de détails sont donnés sans que l’on sache s’ils ont une référence ou s’ils sortent de l’imagination de l’auteur pour agrémenter un peu un récit qui sinon aurait été trop austère.

 

« Le matin, Jean a insisté : Romain doit enfiler un costume cousu par ce merveilleux tailleur grec déniché à Paris, ou au moins un de ceux made to measure à Savile Row. »

 

Une erreur a également résisté aux corrections : L’homme à la colombe est attribué à Shatan Bogat alors qu’il s’agit de Fosco Sinibaldi. Le précédent a quant à lui servi à publier Les têtes de Stéphanie.

 

Restée au bord du chemin, j’ai lu cette histoire de mariage en douce sans être transportée.

 

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