Un train de retard

La Fille du train par Paula Hawkins

Un livre avec de belles promesses en quatrième de couverture ! Méfiance…

« critique unanime » disent-ils. Ben, s’il n’y en a qu’une, elle est forcément unanime, non ?

« ce premier roman est LA révélation de l’année » disent-ils aussi. Ah ! Nous y voilà. Un premier roman… Est-ce un prolongement du culte de la vierge ? Il faut trouver un bon roman mais en plus il faut que ce soit le premier de l’auteur ? Pourquoi ? Pour que sa plume ne soit pas encore déflorée par une horde de lecteurs incultes ? Parce qu’on croit gagner en valeur à reconnaître une pépite ignorée des autres.

 

La fille du train, c’est Rachel. Une pauvre fille. Sa vie sentimentale, sociale et personnelle est un désastre. C’est une alcoolique. Déjà, ça nous change des préjugés habituels. Une femme alcoolique, et ce n’est même pas de l’alcoolisme mondain. Non, non. C’est l’alcoolisme ordinaire de la meuf ou du mec qui s’est laissé piéger et qui ne sait plus s’en dépêtrer. Avec ses phases honteuses. Et avec ses blackouts. Commodes pour l’auteur mais tout à fait réalistes et donc ils servent véritablement l’histoire.

 

Rachel imagine la vie des habitants d’une maison qu’elle aperçoit tous les jours lors de ses trajets en train. Mais elle découvrira qu’on ne sait jamais ce qui se passe derrière les volets.

Un peu naïve sur ce coup-là la Rachel. Mais je vous l’ai dit, elle est présentée comme une pauvre fille et on veut bien le croire. D’ailleurs, je me rends compte que tout du long, je l’ai imaginée en « Bridget Jones ».

 

L’histoire est racontée par trois voix : Rachel, Megan et Anna. Avec en plus un décalage temporel qui s’amenuise au fil de la lecture. Cela oblige à une gymnastique de l’esprit. En fait, je pense que cela force même à se mettre plus à fond dans le roman, car quand on a enfin attrapé le fil, on préfère ne pas le lâcher tout de suite. Un reproche par contre, c’est la similitude de la narration pour les trois personnages. Cela n’aide pas à s’y retrouver et c’est moins crédible aussi.

 

Un « suspense formidable qui m’a tenu éveillé jusqu’au bout de la nuit ! » prétend LE Stephen King.

Suspense il y a. Quoique l’on devine des choses. Mais ça n’empêche qu’on veut un peu plus d’explications quand même et oui, dans le fond, on a envie d’aller au bout.

 

Très bonne lecture donc pour ma part.

Et puis j’ai enfin lu le succès de l’été… 2015.

Et puis je n’ai plus que cinq critiques de retard (sauf si je finis le livre en cours avant d’en avoir écrit une autre, cela ferait six).

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