Ça par exemple !

Dolores Claiborne par King

Un livre qu’on ne lâche pas facilement.

Parce qu’il n’y a pas de chapitres ! diront certains.

Certes. Mais surtout parce qu’on se laisse happer par le bagou de Dolores.

 

Dans un long monologue, elle va convaincre les flics qu’elle n’a pas tué Véra, la vieille chez qui elle travaillait depuis de longues décennies, malgré les qu’en dira-t-on. En racontant sa vie, et ce qu’elle sait de celle sa patronne, elle va nous donner les clés pour comprendre.

Et c’est là que réside le suspense. A quoi va ressembler l’intérieur quand on aura enlevé les rideaux aux fenêtres ? Car comme il est si bien précisé à plusieurs reprises, une histoire familiale ne ressemble jamais à ce que les gens croient de l’extérieur. On analyse les choses selon nos à priori et on déforme les faits à l’aulne de nos préjugés.

 

Qui mieux que Stephen King pénètre si bien l’esprit d’une femme – quand d’autres en sont encore à le chercher ? D’où le fait, sûrement, que ce roman est jugé féministe. Mais femme ou homme ou enfant, c’est bien là toute la subtilité du King de cerner avec autant de clairvoyance l’humain, et d’y associer son sens affuté de la narration.

Ça c’est ce que j’aime chez Stephen King, comme dans Ça par exemple.

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