Sans voix

Le Syndrome Copernic par Loevenbruck

Me voilà embarquée avec Vigo Ravel à la recherche de sa vie.

Schizophrène amnésique, victime d’hallucinations auditives, rescapé d’un attentat : un personnage hors du commun. Point trop n’en faut…

 

Le moment d’une lecture est primordial. Et là, ce n’était pas le moment. Trop peu d’énergie, trop peu de patience, trop peu de temps… Est-ce à dire que je n’ai pas aimé ? Non. Je n’irai pas jusque-là. Mais j’ai trouvé ça long et ennuyeux par moments.

Il faut dire que c’est Vigo le narrateur. Et que l’on suit donc ses états d’âme pour le moins torturés et tortueux. Ses doutes. L’action s’en trouve souvent ralentie. Mais c’est tout à fait en adéquation avec le personnage. Comme les longueurs, les moments où Vigo tourne en rond dans sa tête, nous mettent dans l’ambiance et nous font bien rentrer dans sa tête.

 

Trop long, mais pas vers la fin, qui elle est trop courte. L’intrigue peine à se mettre en place, mais le final est vite expédié et trop abrupte.

 

Faisant suite à de très bonnes lectures, ce livre a peut-être aussi pâti de la comparaison.

 

 

Suite  cette lecture sans enthousiasme, je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir lire maintenant.

Étant plutôt débordée en ce moment, ne pas prendre quelque chose de trop haletant. Vu mon manque d’entrain, il me faut quelque chose qui m’accroche quand même, sans être trop prenant.

Je reste le nez en l’air devant ma bibliothèque. J’hésite. Je parcours les titres, les auteurs des yeux. Je passe dans le bureau, où il y a une autre bibliothèque. J’ouvre et j’observe le livre reçu par Masse critique de Babelio, mais ce n’est pas un roman, c’est un récit sur Rilke, ce n’est pas ce qu’il me faut pour le moment. Je le repose.

Puis mon bras se tend vers Gary, presque trop haut pour que je puisse l’attraper sans monter sur une chaise, mais pas tout à fait, j’y arrive quand même. Gary est ma valeur refuge. Et puis Loevenbruck y fait une allusion dans son livre, peut-être est-ce cela qui m’a donné envie de le retrouver.

Je vais m’y réfugier. Les cerfs-volants. Le dernier. Déjà je retrouve la même émotion. Peut-être ce qu’il me faut pour m’apaiser. Ou pour désespérer.

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