Se hâter lentement, sans perdre courage

« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage […] »

Nicolas Boileau

 

J’ai acheté une bande dessinée, La pluie des corps, fruit d’un travail qui aura pris six années.

Moi qui me demande parfois si je dois m’acharner à finir d’écrire l’histoire que j’ai commencée il y a déjà deux ans maintenant, cela confirme mon choix d’être persévérante en la matière. De toute façon, je ne peux pas me résoudre à cette sensation d’inachevé, il faut que j’arrive à aller au bout. Et c’est parfois dérangeant, presque énervant, car je dispose de peu de temps – même en tant que prof… – entre travail, vie de famille et autres occupations que je ne saurais laisser complètement de côté. Et après tout, j’ai bien mis quatre ans à avoir le CAPES de mathématiques (le concours pour être prof), alors je peux bien consacrer autant de temps à ce loisir vain sans pour autant être inutile.

Pour en revenir à La pluie des corps, voici ce que j’en ai pensé.

La Pluie des Corps par Quittard

Le dessin mélange habilement réalisme et ambiance esquissée par quelques traits marquants, par des lumières, par des couleurs, ou leur absence. L’esthétique guide vers le surnaturel, fantastique oppressant, voire peut-être science-fiction.

L’histoire par contre ne nous guide vers rien et c’est bien le problème. Au début, au milieu et à la fin, ma première réaction a été de penser que je n’avais rien compris. En me creusant la tête, par souci de compréhension, il m’a bien semblé repérer un ou deux symboles, une réflexion, peut-être une allégorie. Ou peut-être pas. Et trop de questions restent sans même que je puisse leur imaginer des réponses. Cela dit, notez que l’auteur puise son inspiration dans des références qui ne sont pas de moi connues, ignorante que je suis. D’où le soupçon que je sois peut-être passée à côté de quelque chose.

Reste que la publication de cette bande dessinée par Sandawe est issue d’un financement participatif, initiative intéressante donc quant à la diversité de l’offre en la matière. Quelques pages supplémentaires en fin d’ouvrage nous donnent à voir la genèse de cette œuvre à travers des échanges entre l’auteur et la dessinatrice, entre autres.

Une bande dessinée qui a donc le mérite d’exister !

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