Prudence est mère de sûreté

Dans une période où il faut absolument que je déconnecte du travail, la lecture devrait être une bonne échappatoire. Avec Soyez imprudents les enfants, j’ai cru que mon état d’esprit ne me permettait pas de goûter au mieux ce loisir. Mais maintenant je suis encore plus stressée par le boulot – mettons cela de côté – et j’ai commencé un nouveau livre : un Thilliez. Eh bien, je puis assurer que rien de tel qu’un livre qui vous happe pour vous changer les idées. L’imprudence consiste à commencer un livre qu’on ne peut lâcher en une période où l’on est débordé…

Voici quand même mon avis sur le livre de Véronique Ovaldé :

Soyez imprudents les enfants par Ovaldé

Voilà un titre qui m’a bien plu. Tant que parmi les livres que j’ai eu à mon anniversaire et à Noël, j’ai gardé celui-ci à lire en dernier, comme un môme qui garde ce qu’il préfère manger à la fin.

J’aurais dû aimer ce livre, mais ce n’est pas le cas.

Alors que le style m’a plu dans les quelques premiers chapitres, je n’ai pourtant pas accroché et ai laissé traîner ma lecture sur de nombreux jours. Certes, celle-ci a été concurrencée par le visionnage intense de Spartacus mais justement c’est un signe que cette lecture se soit laissé concurrencer…

Peut-être ai-je été un peu perdue par la narration entre « je » et « Atanasia ». Ou plutôt que perdue, je dirais agacée.

Agacée aussi par cette galerie de personnages, trop nombreux, pour lesquels j’attendais un fil conducteur plus fort.

Agacée par la fin qui a trop tardé à arriver puis qui s’est précipité de finir sans que j’ai eu le temps d’en mesurer les enjeux.

Agacée par le choix d’utiliser un personnage célèbre, bien que fictif, alors que moi je l’aurais mieux vu cette histoire concerner des anonymes. M’enfin, c’est l’auteur qui choisit tout de même.

 

Et puis tout n’est pas négatif.

J’ai aimé cette écriture précise et originale, foisonnante et changeante.

J’ai aimé la richesse de la narration, la solidité du récit. Après ma lecture, j’étais persuadée que Uribe existait vraiment, ou du moins avait vraiment existé.

J’ai aimé Atanasia, pas toujours (parce qu’elle m’a aussi agacé), mais souvent.

 

Peut mieux faire, à n’en pas douter…

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