Seulement

Retour de vacances, quelques critiques de retard. Pas tant que ça, je n’ai pas lu autant que par le passé, avec deux nénettes qui ne savent pas nager, pas moyen de lire sur la plage, il faut surveiller.

Hier je suis revenue de la bib avec six livres, du policier, du thriller, du noir, du polar social. Pour ne pas saturer du genre, il faudrait que j’alterne avec d’autres choses et j’ai toujours le dernier Vargas qui me fait de l’œil, le dernier Thilliez aussi me nargue mais pour celui-là j’ai même l’avant-dernier à dévorer avant… comme si j’allais avoir plus de temps pour lire en août qu’en juillet…

 

En attendant toutes ces lectures, voilà mon avis sur Seul sur Mars, lu juste avant de partir en vacances.

Seul sur Mars par Weir

Paradoxalement, je sais que je ne suis pas la seule à m’être sentie seule restée à quai quand les autres ont été embarqués dans une aventure visiblement enthousiasmante.

 

Bon, il faut reconnaître que l’idée de départ est géniale, une sorte de nouveau Robinson, seul Robinson moderne possible. En fait, l’idée de placer Robinson Crusoé sur Mars existait déjà depuis les années 60, mais mon inculture me permettait de l’ignorer (c’est en ayant survolé les autres critiques que je l’ai découvert). Seul Robinson moderne possible parce que,  comment peut-on encore s’identifier à Robinson Crusoé qui se retrouve seul sur une île à l’heure des téléphones portables, de la géolocalisation par satellite et des images par satellite d’une précision de… de dingue quoi.

 

Donc là, on peut y croire, on peut s’identifier.

On peut y croire avec l’aspect technique, scientifique expliqué par le narrateur et héros Mark. Mais cette succession de descriptions techniques m’a un peu ennuyée (même si elles sont logiques dans le cadre d’un journal de bord tenu par un scientifique) et je suis loin d’avoir tout pigé.

On peut s’identifier, dans une certaine mesure seulement. Autant il était possible de s’imaginer échoué lors d’une croisière, même si je n’en fait pas, je peux en faire – je pourrais disons parce que je n’en ferai pas – autant les voyages interplanétaires ne sont pas encore à la portée du commun des mortels. Il me faudrait imaginer voler une navette spatiale… et encore il faudrait de nombreuses complicités pour m’envoyer en l’air ensuite…

 

Bon, mettons. Seule sur Mars.

Mais moi je me serais posé plus de questions sur la vie, la mort, l’humanité, les raisons de tout cela. Moi j’aurais eu le temps de me poser ces questions, incapable de survivre dans un tel environnement, quand Mark, lui, est occupé à sauver sa peau, et ce n’est pas incohérent pour le coup.

Pour moi c’est plus une bonne histoire qu’un bon livre, mais chapeau à l’auteur qui fait apparemment partie « des meilleurs des meilleurs des meilleurs » !

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