Pause lecture

Les vacances sont déjà bien entamées. Nous sommes allés au bord de la mer en juillet. Nous en sommes revenus. Le travail au potager commence à porter ses fruits, enfin ses légumes, façon de parler. Je me suis rappelé avoir raté le ménage de printemps – sûrement parce qu’on est passé de l’hiver à l’été – alors je m’y mets un petit peu maintenant, avant que l’hiver n’arrive… Vous ne trouvez pas que cela ressemble à l’été indien ? Neuf degré le matin, du beau temps (c’est-à-dire pas de pluie) et les températures qui atteignent courageusement vingt-et-un l’après-midi… Je joue à des jeux de société avec les filles. Et je lis. Le temps s’étire puis se rétracte subitement. Du temps pour lire, quelques pages. Tout un livre. J’enchaîne les lectures mais peu me satisfont à vrai dire.

Comme j’ai des avis de retard, cela ne se verra pas ici. J’ai lu Ils vivent la nuit au début des vacances en Espagne et j’ai été subjuguée…

Ils vivent la nuit par Lehane

Un grand roman, une grande histoire, un grand personnage. Toute ma « critique » pourrait se résumer à ce qui est cité de « L’express » en quatrième de couverture :

« Dennis Lehane réussit le tour de force de marier en grande pompe le romanesque, le politique et l’intime. »

 

Une histoire de gangster dans les années 30 aux Etats-Unis, temps de la prohibition… pas de quoi me faire piaffer d’impatience en attendant la lecture de ce livre de Lehane, choisi en grande surface pour son petit prix.

De Lehane, j’ai déjà lu Shutter Island et Mistic River (et vu les films après lecture).

Tout comme dans Mistic River, les personnages vivent et évoluent dans un contexte. On les suit. Durant quelques dizaines d’années. Et ça, ça me plait, parce que ça laisse le temps de faire vraiment connaissance. De ne pas s’arrêter à des stéréotypes et donc de rentrer dans la complexité. A commencer par la complexité de l’intime, en effet.

Pour cela il faut un personnage tout en nuances et Joe fait parfaitement l’affaire. Il choisit d’être hors la loi et devient gangster, entraîné un peu malgré lui dans une vie qu’il a pourtant choisie.

Faut dire que dans ce genre de vie les événements sont parfois incontrôlables, du romanesque enthousiasmant (à lire, parce qu’à vivre, le côté « tranquille dans son canap » finit peut-être par manquer).

Le point de vue politique est réaliste aussi dans sa multiplicité : les bons sont parfois mauvais, les méchants peuvent faire le bien.

 

« – Vous voyez toujours le pire chez les meilleurs des hommes, Joseph, et le meilleur même chez les pires. »

 

Mais pas seulement. De l’intime aussi… Joe est un dur mais pas dénué de sentiments et Lehane nous donne même à partager sa sexualité (celle de Joe !) avec tact et pudeur.

 

Je n’en attendais rien et j’ai adoré ce roman !

Du coup, je redoute un peu le suivant, pour lequel je me dis que je risque fort d’être déçue…

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