Trace ton chemin

Pas dans les pas paternels

Rien ne me prédestinait à devenir prof de maths. Contrairement à tant de mes collègues, je ne suis en effet pas issue d’une famille de profs.

Ma mère était femme au foyer, par choix. Comme je l’envie, d’un sens. D’un autre côté, je n’aurais sûrement pas fait le même choix qu’elle, besoin d’indépendance, besoin de contrôler ma vie aussi.

Mon père a travaillé presque toute sa vie d’actif chez Peugeot. On peut dire « chez », surtout qu’à l’époque où il a commencé c’était encore une entreprise peut-être pas familial mais tout au moins dirigée par des gens de la famille Peugeot. La chance qu’il a eu dans cette entreprise, c’est de pouvoir gravir les échelons. L’ascenseur social, ils disent (si, si, c’est écolo, l’ascenseur monte à la force du mérite, c’est pas polluant). Mon père (ce héros au sourire si doux…) s’est mis très vite à l’informatique, totalement autodidacte en l’espèce, ce qui était monnaie courante à l’époque sur ce sujet qui débarquait en France. C’est cela j’imagine qui lui a permis, alors qu’il avait commencé comme ouvrier dans l’entreprise, de finir sa carrière comme cadre, même si les dernières années, celles où il était cadre justement, ne sont pas celles qu’il a le mieux vécu.

Quel regret de ne pas m’être intéressée à l’informatique en même temps que lui quand il a fabriqué ses premiers ordinateurs vers 1983. Quel regret de ne pas avoir appris avec lui la programmation, le développement. Je me rends compte aujourd’hui comme cela m’aurait ouvert des perspectives, à l’heure où je donnerais beaucoup pour trouver des idées de reconversions, tant j’en ai marre de l’enseignement.

Bien sûr les regrets ne servent à rien. Je ferais mieux d’envisager l’avenir. Difficile d’imaginer enseigner encore longtemps au regard de l’évolution du métier, en pensant au tout numérique, en redoutant le tout inclusif, pire en se projetant vers les générations futures et quand je dis les générations futures, je pense à ceux qui commencent à arriver au collège maintenant et qui vont suivre, biberonnés à internet et éduqués par les smartphone.

D’un autre sens, inutile de se stresser à outrance : allez savoir ce que l’avenir nous réserve…

Peut-être que l’effondrement des sociétés nous fera retourner en arrière, si loin que nos compétences ancestrales deviendront précieuses. Auquel cas nous ferions bien de savoir tracer un chemin autrement qu’avec un GPS.Merveilleuses perspectives, j’aurai l’occasion d’y revenir.

 

A la trace

J’enchaîne donc maladroitement avec mon avis sur le livre de Deon Meyer, A la trace :

A la trace par Meyer

Tiens, un énorme livre sur nos étagères. Je reste sur mon raisonnement de lire pendant les vacances ce genre gros pavé qui risquerait sinon de s’étirer sur une trop longue période en temps de travail, même pour un prof… Comme ce n’est pas un poche, malgré l’épaisseur, il n’y a en fait « que » 700 pages. Même pas peur, à côté des 1000 pages du Lontano de Grangé.

Bon, on démarre en Afrique avec une histoire d’écoute, de renseignements… pourquoi pas. Le style me paraît un peu lourdaud, rien de rédhibitoire pour autant, on s’habitue d’ailleurs assez vite, mais il y a un côté artificiel dans la narration, un peu fabriqué.

Après un certain nombre de pages, on finit par s’intéresser aux personnages et à ce qui leur arrive. Et là, on change de partie. Avec ce changement de partie, il y a changement de personnages, d’histoire…

Bon, on s’aperçoit tout de même qu’on se situe à peu près au même endroit et à la même époque. Puis, au bout d’un certain temps, changement de partie encore. Au total, quatre parties presque distinctes vont s’enchaîner. Certes, elles s’entremêleront quelque peu, ceci expliquant le choix de ne faire qu’un seul livre de ce qui aurait pu en constituer quatre. Mais cette imbrication des histoires reste superficielle. On se retrouve donc avec des histoires au format de nouvelles, pour ce qui concerne la longueur tout du moins. Et j’aime pas les nouvelles. C’est peut-être ce qui m’a empêché d’accrocher complètement à ce roman, que j’ai tout de même apprécié suffisamment pour le lire très vite.

Une lecture qui reste plaisante donc. Encore heureux d’ailleurs.

Pourquoi pas à renouveler.

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