Joyeuses fêtes de fin d’année

On a passé noël

Pas encore la fin du monde et de notre côté tout le monde est encore en vie. Cool.

Noël et son lot de cadeaux. Moi, j’ai eu des étagères pour y ranger mes livres. J’ai commencé à déplacer des livres de cuisine pour les mettre dessus, tout en bas, et mes filles m’ont dit « Mais, c’est pas tes livres. C’est à papa. » Ah. Bon. Pourquoi pas après tout. Je leur ai expliqué que de toutes façons, tous les livres étaient à nous deux (sauf les Gary peut-être…) et qu’en plus, c’était pour rire que je disais que sur ces étagères, il n’y aurait que mes livres.

Après quelques semaines à ne lire que du Lovecraft, deux mois même, je vais tout juste pouvoir commencer à lire les livres qui m’ont été offerts à mon anniversaire. Avant cela, j’ai fait passer en priorité les livres reçus dans le cadre de masse critique, pour ne pas dépasser le délai pour donner mon avis.

 

Toutes blessent, la dernière tue de Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue  par Giebel

Terriblement efficace !

Un livre coup de poing, qui en effet déborde de violence ; de bons sentiments il n’y en a presque pas. Impossible de développer sur l’intrigue, ou sur les personnages, au risque d’en dévoiler trop et de gâcher le suspense, puissant ici.

Il y a bien un moment où je me suis dit : « encore, elle en fait un peu trop là, inutile d’en rajouter ». Et puis je me suis rappelée qu’à entendre les « grands » faits divers bien sordides, on en concluait bien souvent que la vérité dépasse la fiction. Alors pourquoi pas, après tout ? Surtout que tout reste cohérent.

Terriblement efficace pour faire réfléchir à quelques faits de société, même si ce n’est pas son but premier, ici l’esclavage moderne et la violence dans les relations familiales et conjugales. Karine Giebel prend la peine de situer son intrigue dans un contexte bien réaliste. Un bémol cependant, une histoire annexe, qui à mon sens est en trop, même si elle ajoute à l’atmosphère poisse, qui participe du sentiment d’angoisse qui nous envahit.

Terriblement efficace pour nous tenir en haleine, avec une construction narrative assez originale, bien qu’un peu déroutante de prime abord : plusieurs histoires se côtoient avant de se rejoindre, on passe d’un point de vue interne, avec plusieurs narrateurs, à un point de vue externe, voire à un point de vue omniscient. Le temps de la narration varie d’ailleurs, alternant présent et passé. Et aucune fausse note selon moi concernant les descriptions et les dialogues.

Malgré les quelques points moins positifs, je laisse toutes ses étoiles à ce livre que je n’ai pas beaucoup lâché, même en cette période de fêtes, avant de l’avoir fini. J’avais lu De force, de Karine Giebel, que j’avais peu aimé ; celui-ci m’a beaucoup plus convaincue.

Merci à Babelio d’organiser masse critique et aux éditions Belfond d’y participer.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s