Intérieur nuit

A l’extérieur, des âmes se querellent. Les âmes s’interpellent, se mêlent et s’emmêlent. De quelle époque est-elle celle-là ? C’est une âme sans couleur, elle est très ancienne. Du temps où les hommes n’étaient pas colorés de colère. De quelle couleur est-elle celle-ci ? C’est une âme délavée, trop recyclée, essorée par la peine. De quel genre […]

Désavoué

Sur un parking, des policiers procèdent à un contrôle d’alcoolémie avant que les gens ne prennent leurs voitures. J., jeune homme enjoué se répand en jérémiade : « J’y crois pas. J’ai bu que deux bières et j’peux pas conduire. » K., calme quadragénaire a bu trois whiskies commandés dans un bar. Nous n’en ferons grand cas. « Cool ! […]

Réfléchir et écrire

Je me posais la question de l’utilité, pour moi, d’écrire. D’écrire des critiques sur Babelio, d’écrire sur un blog, d’écrire une histoire que je ne parviens pas à faire avancer.

Dans quel but tout cela ?

Écrire des critiques me fait plaisir, j’aime donner mon avis et je trouve que c’est un bon exercice d’écriture.

Écrire sur le blog, c’est la même chose, j’aime bien donner mon avis et c’est un bon exercice d’écriture, cela me permet aussi d’aborder les sujets que je souhaite. Et je trouvais intéressant d’avoir un espace pour parler de mon métier de prof, il y a tant à dire. Intéressant pour moi. Pourquoi ne pas tenir simplement un journal de bord dans ce cas ? Pourquoi en faire une version « publique » ? Parce que ce n’est pas la même chose de s’adresser à quelqu’un ou de s’adresser à soi-même, même si le lecteur reste très « potentiel » et même tout à fait « virtuel » – je sais ne pas être suivie dans mes élucubrations mais quelqu’un peut venir se perdre ici.

Écrire une histoire, c’est une lubie, parfois tenace, que j’ai essayé de concrétiser depuis quelques temps. Mais à l’allure où ça va – et pour quel résultat en plus – je doute d’arriver au bout. Faut-il alors persévérer ? Car au stade où j’en suis, si je veux continuer, il me faut une bonne dose de motivation étant donné le temps que cela me demande et la difficulté que cela me pose.

Mais je m’entends tous les jours dire à mes élèves qu’il faut essayer, qu’il faut persévérer parce qu’on n’a pas appris à marcher en un jour, on s’est cassé la gueule plein de fois – en vrai, je dis « tombé » – mais on a continué quand même à essayer et heureusement, parce qu’au final, tout le monde a réussi – bien sûr, le jour où j’aurai un handicapé moteur en fauteuil roulant dans la classe je choisirai un autre exemple…

Alors je vais continuer d’essayer, parce qu’il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer – clin d’œil à mon pôpa… et parce qu’en prenant de l’âge, j’ai besoin de faire œuvre de création, quelle qu’elle soit.