A la masse

Amasser les copies, parce que le trimestre se termine avec l’arrivée des vacances, et qu’il faut rajouter un devoir, une interro, des tests de travail mental… et les brevets blancs. Brevets blancs qui seront ratés et les élèves penseront que « de toute façon, le brevet blanc, c’est plus dur que le vrai brevet ». Tu as […]

Dés-tresses !

Peut-être avez-vous, vous aussi, un métier stressant. Car oui, je sais que prof est loin d’être le seul métier où l’on subit du stress. D’ailleurs dans votre vie personnelle vous pouvez également être sous pression. Bien sûr, il peut y avoir des éléments extérieurs sur lesquels on n’a pas de prise, qui viennent nourrir cette […]

Négocier un virage

Droit devant ! Oui, mais parfois droit devant, c’est la sortie de route assurée, droit dans le décor. L’année dernière, Jules se trouvait face à un mur chaque fois qu’il allait travailler. Prof de maths en collège, comme moi, il en a eu marre bien avant moi, et bien plus que moi. C’est dire, quand on […]

Bon an mal an…

Voilà une année qui se termine. Une cinquantaine de livres lus dans l’année, tous « critiqués » sur babelio ou presque ; en général, je ne donne pas d’avis sur les bandes dessinées, ceci dit, j’en lis très peu. Il y a plein de livres que j’aimerais lire, mais je n’ai pas de PAL. D’une part, parce qu’elle […]

Rue râle

Pourquoi s’entasser dans de grandes métropoles à l’heure où tant de choses sont dématérialisées, où les moyens de communication sont de plus en plus performants, où les moyens de transport sont quand même – relativement – rapides ? L’Orne (c’est en Normandie) ne se trouve qu’à deux ou trois heures de Paris, selon le bout du […]

Nuit

Septembre est passé comme une flèche. Ce mois de reprise m’a paru plus dense que jamais – est-ce l’âge ? – provocant en moi un état de stress, d’angoisse quasiment. Comme chaque année au collège, des élèves nouveaux, de nouvelles classes, une routine à mettre en place qui, tant qu’elle n’est pas encore installée justement, demande […]

Au vent les urnes !

En cette période inter électorale, je suis heureuse d’avoir choisi dans la sélection des masse critique de Babelio un petit ouvrage qui donne à penser, à réfléchir : Prise de possession de Louise Michel, pour l’envoi duquel je remercie les éditions de l’Herne. Un brûlot, par une femme, en 1890, qui dénonce la mainmise des […]

Ex…

L’idée m’est apparue fort sympathique. Une histoire de la veine des chevaliers de la table ronde, en littérature jeunesse. Et les personnages sont plutôt bien réussis : le héros… au sortir de l’adolescence, qui se doit de grandir pour mener à bien sa mission, ce qui en fait une quête initiatique. Tous les autres personnages, issus […]

A l’abri de rien

J’avais découvert Olivier Adam avec ce livre il y a quelques années. Il m’avait fait une forte impression.

Après avoir lu Les échoués de Pascal Manoukian qui concerne des migrants, je me suis souvenue que le thème était abordé aussi dans le livre d’Olivier Adam, même si ce n’est pas le sujet principal du roman.

 

Dès les premières pages, un style très particulier nous saisit.

Des phrases dont le rythme est cassé par l’absence de certaines virgules dans des énumérations fréquentes, litanies nous faisant ressentir le caractère désabusé, déprimé de notre narratrice et héroïne : Marie.

Elle raconte son quotidien qu’elle ne maîtrise plus tout à fait, ses liens cassés avec ceux qu’elle sait aimer encore mais qui la font chier, y compris ses enfants.

Ce livre dépeint une banlieue ordinaire, pas tout à fait dans la misère mais pas loin, avec ce poids permanent du quotidien qui tient les rêves à distance.

 

Marie se laisse porter par les événements, aide les migrants plus pour elle-même que pour eux. Mais à les fréquenter, et à fréquenter Isabelle, elle ouvre les yeux (et les nôtres un peu aussi) sur leur condition.

Ce livre est subtil, très subtil.

Une certaine tension nous envahit, on se demande si tout cela va mal finir ou s’il y aura un happy end. On se demande si les explications vont venir.

Mais la vie est pas un putain de conte de fée.

Et ce roman est subtil, depuis son titre jusqu’à la dernière ligne.

 

 

Par association d’idée avec Saint-Malo, parce qu’Olivier Adam habite près de cette ville, parce que le week-end dernier s’y déroulait le festival « Étonnant voyageur », même si je n’y suis pas allée, une pensée avec un dessin :  Crique

Quand je pense au temps que ça m’a pris pour faire ça. Mais après tout c’est un loisir comme un autre, il faut bien se distraire un peu…

Furieusement

Une histoire un peu intimiste, où l’on accompagne quelques personnages.

Le jeune Jim, rebelle en quête d’autorité, de modèle. Il reproche à son père de se comporter en lâche et ne supporte donc pas de passer lui-même pour un lâche auprès des autres jeunes qu’il côtoie.

Il y a de l’amour dans l’air avec la jeune Judy, elle aussi révoltée, contre son père car incomprise.

John, dit Platon, un autre être torturé par sa condition, rejeté par ses parents, donc en rejet des autres.

Buzz, le « chef de gang », qui permet un affrontement dans les règles.

Ray Frameck est la figure rassurante de l’adulte, qui dès les premières pages – enfin dès le début de l’histoire, a tout compris. Il sait ce que ressentent ces jeunes, et pourquoi.

Tout cela semble un peu cliché ? Je trouve aussi.

Surtout que l’histoire se déroule sur un temps très court, en deux jours, tout est plié.

 

J’avais vu le film il y a fort longtemps, qui ne m’a laissé comme souvenirs que de vagues impressions d’une tension plus ou moins forte mais toujours présente, et le souvenir de la jolie petite gueule de James Dean en faux mauvais garçon.

Dans le livre je n’ai pas retrouvé cette tension, peut-être à cause du style de l’écriture, tellement éloignée de ce que l’on écrirait aujourd’hui, particulièrement dans les dialogues.

 

 

 

Toujours très peu de temps en ce moment, c’est l’impression que j’ai du moins. Je me disperse… trois livres en cours, deux « critiques de retard », un robe qui attend d’être cousue, et l’envie de dessiner, d’écrire…

Dans l’optique rentabiliser mon temps, j’ai décidé de ne pas hésiter à dessiner, même en cinq minutes. Et voilà ce que cela donne.

fureur

Ceci est un élève en pleine activité pendant une interrogation écrite. La fureur de vivre… Furieusement pénible !